Say what? Dumpster diving?Comment ça, faire les poubelles ?

Some dream of collecting things, I dream of collecting experiences: It might sound odd (or not, if you know me well), but one of them was “going dumpster diving with someone who knows what he/she is doing”

So when Marie, a PhD student who interviewed me for her thesis on food waste, confided in me that she and her boyfriend dumpster dove on a regular basis, I took a plunge myself: I begged her to take me along.

Contrary to the “waste pick-up on a lovely sunny morning” at the beach that I described last month, this was a much different outing: one that took place at 10 pm, on a chilly night – a time of day when my body yearns to crawl under a fuzzy blanket alongside Scott, and my brain to watch a podcast of Tiny House Hunting 😉

In anticipation of this event, what worried me most, was not:

  1. Getting cold – I’d wear my puff jacket;
  2. Losing my enthusiasm – I had plenty of it!;
  3. Running into critters – I love nature;) or,
  4. Getting caught – if I did and subsequently made headlines: “World famous author dumpster dives for food”, it would have brought attention to food waste, which is a good thing anyways!

But considering the particularities of my lifestyle, I was most afraid of running into the conundrum: what to do with packaging waste? (I mean… right? Only you, faithful readers, can understand.)

So I came prepared with my shopping kit, below. But maybe too much.

When I arrived at our meeting point, I looked like a complete novice, carrying large sturdy totes by my sides -my hosts sported more discreet over the shoulder cotton kinds. One thing is for sure, I looked like I was ready for business! Ready to grocery shop!

My shopping kit

I quickly realized that my kit was overkill: To my surprise, none of the food that we found came packaged, apart from the brown paper bag of bread below which I did not mind taking home for reuse -my clothes shopping day is coming up, so I’ll looking for something to pack my donations.

Ooh, did I feel delinquent and right at the same time doing this! The food that I collected that night had no business being discarded: As you can tell, perfect veggies and fruit! They rightly deserved to be saved from landfill.

Veggies that I could have picked from (inside) the grocery store
A bag of french loaves in the first paper bag that I bring home from a grocery store in 6 years!

 

Fruits in great condition!

(Note: I was so busy worrying about packaging waste that I completely forgot to take pictures that evening).

This is not an exercise for the germaphobe, and I am clearly not one of them. But being a virgin at it, I picked items that could be peeled: I figured, that it’d make a strong argument to get my skeptic family to take a bite into the fruits of my foray, and eliminating any chance of getting sick might encourage subsequent trips.

That week became the first time that I missed the vegetable peeler that I donated 3 years ago…

Contrary to what I would have expected, it did not bother my family to eat the discarded goods, and we ate it all without fear.

With my bounty I made:

  • Ginger carrot soup
  • Sauteed Zucchinis sprinkled with homegrown herb mix
  • Grilled zucchinis sprinkled with homegrown mint
  • Two apple pies
  • Snacks of apple slices topped with peanut butter
  • Sandwiches for a week’s worth of lunches with the bread.

As you already know, I am a forager at heart, but I am not sure I’ll have the guts to go dumpster diving in my own town. That said, I had a wonderful time and more importantly, I am grateful for Marie allowing me to cross an item off my bucket list!

Il y en a qui rêvent de collectionner des objets, moi, ce sont les expériences que je veux accumuler : Cela peut paraître étrange (ou pas, si vous me connaissez bien), mais l’une d’elles était d’ « aller faire les poubelles avec quelqu’un qui s’y connaisse »…

Alors, quand Marie, une étudiante en doctorat qui m’a rencontrée dans le cadre de sa thèse sur le gâchis alimentaire, m’a confié qu’elle et son copain récupéraient régulièrement de la nourriture dans les poubelles, j’ai décidé de sauter le pas moi aussi : je lui ai demandé de m’emmener avec elle.

Cette sortie était très différente du « ramassage de déchets par un beau matin ensoleillé » à la plage que j’ai décrit le mois dernier : elle a eu lieu à 22h, par un soir glacial – un moment de la journée où mon corps ne demande qu’à se tapir sous une épaisse couverture aux côtés de Scott, et mon cerveau à regarder un podcast de Tiny House Hunting ☺

En attendant cet événement, ce qui m’inquiétait le plus, ce n’était pas :

  1. D’avoir froid – j’allais porter ma doudoune ;
  2. De perdre mon enthousiasme – j’en avais à revendre !;
  3. De tomber sur des bestioles – j’adore la nature 😉
  4. De me faire prendre – si cela m’arrivait et que l’histoire faisait les gros titres : « Auteure mondialement connue fait les poubelles pour trouver de la nourriture », cela aurait attiré l’attention sur le gâchis alimentaire, ce qui est une bonne chose !

Mais étant données les spécificités de mon mode de vie, ce dont j’avais le plus peur, c’était de faire face au sac de nœuds : que faire des déchets d’emballage ? (enfin… vous voyez ? Seuls vous, mes fidèles lecteurs, pouvez le comprendre.)

Je suis donc arrivée préparée, avec mon kit de courses, ci-dessous. Mais peut-être trop.

Quand je suis arrivée à notre lieu de rendez-vous, j’ai eu vraiment l’air d’une novice, avec mes grands cabas à mes côtés – mes hôtes en arboraient de plus discrets, en coton, qui se portent sur l’épaule. Une chose est sûre, j’avais l’air prête à en découdre ! Prête à faire mes courses !

 

J’ai vite réalisé que mon kit était plus encombrant qu’autre chose : à mon grand étonnement, aucune des denrées que nous avons trouvées n’était emballée, à part le sac en papier rempli de baguettes (ci-dessus) que je n’ai pas rechigné à rapporter à la maison pour le réutiliser – mon jour d’achat de vêtements arrive, et j’aurai besoin de quelque chose pour emballer mes dons.

Ooh, qu’est ce que je me suis sentie à la fois délinquante et juste en le faisant ! La nourriture que j’ai récupérée ce soir-là n’avait rien à faire dans les poubelles : comme vous pouvez le voir, ces légumes et ces fruits sont parfaits ! Ils avaient bien le droit d’être sauvés de la décharge.

 

(Légende des photos : 1- Des légumes que j’aurais tout aussi bien pu acheter a l’interieur du magasin; 2- Un sac de baguettes, le premier sac en papier que je ramene d’un magasin en 6 ans ! 3- Des fruits en parfait état ! J’étais si occupée à m’inquiéter des emballages que j’ai complètement oublié de prendre des photos de la soirée.)

L’exercice n’est pas à recommander au germophobe, et je n’en fais clairement pas partie. Mais comme c’était ma première fois, j’ai choisi des aliments qui pouvaient être pelés : je me suis dit que ça encouragerait ma famille à manger les fruits de mon excursion, et que d’éliminer les risques de tomber malade ne pouvait qu’encourager de futures razzias.

C’était la première fois, cette semaine, que l’épluche-légumes que j’ai donné il y a 3 ans m’a manqué…

Contrairement à ce que je m’attendais, ma famille n’a pas boudé les aliments qui avaient été jetés, et nous avons tout mangé sans inquiétude.

 

Avec mon butin j’ai fait :

  • Une soupe au gingembre et à la carotte
  • Des courgettes sautées accompagnées d’un mélange d’herbes du jardin
  • Des courgettes grillées saupoudrées de menthe du jardin
  • Deux tartes aux pommes
  • Des tranches de pommes recouvertes de beurre de cacahuète, comme en-cas
  • Des sandwiches pour une semaine de déjeuners avec le pain.

Je ne suis pas sûre que j’aurai le courage d’aller faire les poubelles dans ma propre ville. Ceci dit, j’ai passé un moment formidable et encore plus important, je suis reconnaissante car Marie m’a permis de rayer un des éléments de ma “liste de choses à faire au moins une fois dans ma vie” !

Traduit de l’Anglais par Oriane Wawrzyniak

Comments are closed.

@ZeroWasteHome Instagram